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 I'm sexy, you know it (Calixte)

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BIZUT O'CONNOR
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MessageSujet: I'm sexy, you know it (Calixte)   Jeu 16 Oct - 15:40

I'm sexy, you know it
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La maison familiale, j’aimais bien y retourner de temps en temps. Mes parents n’étaient quasiment jamais là, trop pris par leurs travails respectifs. Quant à mes frères, ils avaient emménagés ailleurs. De mon côté, j’étais sur le point de m’acheter un appartement mais, j’avais encore quelques détails à régler. Je garai ma voiture devant la villa et en sortit, Loki sur mes talons. Certains, c’est leurs chiens qui les suivent partout. Avec moi, c’était mon chat. Mon siamois adoré qui avait la grande qualité de détester la plupart des personnes qui ne m’appréciait pas et vice versa. Ça, au moins, il ne le faisait pas à l’envers. J’ouvris la porte et comme je m’y attendais, personne n’était là. Quelques instants plus tard, la musique envahissait le grand salon et je commençais à pianoter sur mon téléphone à la recherche d’infos croustillantes. Je l’assumais mon côté Gossip Boy même si quasiment aucune personne n’était au courant de mon goût pour les potins. Gâcher la vie des autres était un art subtil. Peu d’élus connaissaient toutes les ficelles du métier. Les minutes défilèrent et peu à peu, l’ennui s’infiltra de nouveau chez moi. Il allait finir par être mon meilleur ami à cette vitesse. Un miaulement me fit sursauter. Ce chat allait finir par avoir ma mort, un jour… Je me déplaçais jusqu’aux croquettes de Monsieur puisque c’est bien connu, les chats sont des ventres à pattes et revint à ma position initiale quelques minutes plus tard. Une vraie larve, je vous l’accorde. J’étais au summum de l’ennui, encore pire que ce jour-là à la bibliothèque quand j’entendis la porte sonner. Une fois… Deux fois… Trois fois… Gosh, j’avais une de ces flemmes mais, évidemment, personne n’était là pour ouvrir cette saleté de porte. Là-dessus, les miaulements de Loki redoublèrent et je me dirigeai à vitesse grand V vers l’entrée pour cesser cette cacophonie qui commençait sérieusement à me donner mal au crâne. Mes yeux se posèrent sur l’intrus et le paysage sembla s’illuminer autour de moi. Calixte. Visiblement, la joie de me voir n’était pas partagée. Quel dommage… Il y a huit ans, elle était plutôt heureuse quand j’étais dans les parages. Maintenant, je crois que l’idée de m’assassiner lui effleure de plus en plus l’esprit. Il n’y a qu’un pas entre l’amour et la haine. Je la détaillai de haut en bas avec un sourire narquois. « Tu t’es fait belle dis donc, Hemingway… » Bien assister sur ce nom de famille qu’elle déteste autant que moi. « Je manque à toutes les politesses. Vas-y entre. Je ne vais pas te laisser poireauter sur le palier avec tout le chemin que tu as dû faire. » Elle bouillait littéralement, ça se voyait. « J’ai pas fini d’emballer tous mes cartons alors, si tu veux, le lit est toujours libre au cas où tu t’ennuies trop en attendant mon frère… »

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MessageSujet: Re: I'm sexy, you know it (Calixte)   Jeu 16 Oct - 19:23

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Te voilà devant la grande bâtisse blanche de style coloniale, son parterre de fleurs impeccables et ces marches où t'as passé tant de temps à discuter avec les fils O'Connor, te voilà face à une porte d'entrée trop grande et le passé qui te guette, les souvenirs au bord des lèvres. T'observe la charpente silencieuse, hésitant à sonner, c'est pourtant bête t'es venue des centaines de fois ici mais tout est différent à présent, t'as l'impression d'un grand retour en arrière. A moitié nostalgique, à moitié dégoûtée, avec l'envie furieuse de partir en courant mais tu ne le fais pas, tu reste là, immobile devant la porte perdue à l'idée de faire un pas de plus. Quelle idée de revenir passer le week-end chez ses parents aussi, Alexy a vraiment de ces lubies parfois ! Tu te décide enfin à appuyer sur la sonnette. Personne ne répond. Tu déteste attendre. Tu sonne de nouveau avec plus d'insistance et encore, tu réitère la démarche jusqu'à avoir gain de cause, t'es une sale emmerdeuse c'est vrai mais Alexy y est habitué. Lorsqu'enfin la porte s'ouvre le sourire qui habitait ton visage quelques secondes plus tôt disparaît automatiquement. En réalité, tu tire carrément une tête de dix pieds de long en découvrant Hunter dans l'embrasure t'accueillant rictus mesquin au visage et remarque tout aussi désagréable à la bouche. Il suffit qu'il commence à parler pour qu'aussitôt tu meurs d'envie de l'étrangler, même si tu voulais faire comme si de rien était tu n'y parviendrais pas sa présence à elle seule suffisant à te mettre de mauvaise humeur. T'aimerais pourtant hausser les épaules et l'ignorer royalement mais tu n'arrive pas à cacher toute la colère qu'il t'inspire et la contrariété doit se lire sur ton visage vu l'air satisfait qu'il a sur le sien. « Merde. » pense-tu très fort sans pour autant le dire à voix haute. Sans t'en rendre réellement compte tu ajuste ta robe mal à l'aise, tirant dessus pour la faire paraître moins courte, moins aguicheuse, t'as peur qu'il se fasse des idées quant à ta relation avec son frère, il a toujours du mal à assimiler qu'Alexy et toi n'êtes que des amis, dans le genre obstiné on ne fait pas mieux.  « Ne-m'appelle-pas-comme-ça. » Articules-tu entre tes dents, le poing serré, les pieds encrés au sol et le regard mitrailleur. Tu sais pourtant que c'est inutile, Hunter se fiche bien des exigences et des réclamations d'autrui puisqu'il n'écoute que le son de sa propre voix, même s'il sait que ça exaspère, a fortiori s'il sait que ça exaspère. Tu exècre ce nom, tu ne t'y es jamais identifiée et ne te reconnaîtras sûrement jamais à travers, il en a bien conscience, autrefois il savait aisément te comprendre puisque tu le laissais faire. Aujourd'hui il se sert de tes failles pour toujours plus t'importuner et visiblement il ne se lasse pas de ce petit jeu puéril. Il t'invite à entrer et quand bien même tu meurs d'envie de faire demi-tour t'es trop fière pour t'admettre vaincue si facilement, en plus tu es venue retrouver Alexy alors tu peux bien supporter son imbécile de frère aîné quelques minutes. Tu lui passe donc devant sans lui adresser un regard et te dirige directement vers le séjour où tu te délaisse de ta veste et de ton sac. Rien n'a changé ici, la maison paraît bien plus vide de vie qu'à l'époque mais le temps semble figé. T'as tant de souvenirs en ces lieux. Trop de souvenirs. Certains bien plus mauvais que d'autres. « J’ai pas fini d’emballer tous mes cartons alors, si tu veux, le lit est toujours libre au cas où tu t’ennuies trop en attendant mon frère… » Te lance-t-il en te rejoignant dans le salon, il semble s'amuser de la situation comme d'ordinaire et tu es lasse d'avance, un des avantages au déménagement d'Alexy et Delsin c'est que tu n'as plus à côtoyer aussi souvent Hunter, faut croire cependant qu'il se trouve quand même toujours sur ton chemin.  « Oh c'est vrai ? Avec un peu de chance j'aurais peut-être le temps de t'y étouffer avant qu'Alexy n'arrive. » Dis-tu en lui rendant un sourire forcé bien plus mauvais que le sien. Parce que ce que t'as retenu dans ses derniers mots c'est surtout qu'Alexy n'est pas encore là et que tu vas devoir poireauter avec pour seule compagnie le mec que tu déteste le plus dans cette foutue ville. Soudainement tu sens quelque chose te frotter les jambes, un regard vers tes chaussures et tu peux apercevoir Loki se frotter à toi, sans te faire prier tu t'accroupis à ses côtés pour le caresser. Ce siamois tu l'adore, son propriétaire lui, tu le hais.  « Heureusement que le chat ne ressemble pas au maître. » Siffle-tu à l'intention d'Hunter sans pour autant le regarder bien trop occupée à câliner la boule de poils. Sur ce point tu te trompe lourdement, Loki est la copie conforme d'Hunter mais ton affection pour ces animaux t'empêche de t'en rendre compte. D'ailleurs tu te demande bien pourquoi Alexy veut s'acheter un chien, ces sales bêtes bavantes et totalement dépourvues de grâce.  « Tu pars bientôt ? » Oses-tu demander sans faire le moindre effort pour être agréable, t'as qu'une envie c'est qu'il déguerpisse en vitesse quitte à te retrouver seule dans cette grande baraque.
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MessageSujet: Re: I'm sexy, you know it (Calixte)   Sam 18 Oct - 15:54

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Tant de haine dans ces propos. C’était presque triste de voir une aussi jolie fille menacer de mort quelqu’un. Tout ça pour quoi ? Pour une histoire qui datait de huit ans. Il faut savoir passer à autre chose au bout d’un moment. Je l’observai du coin de l’œil alors qu’elle me jetait nombre de regards noirs. Loki vint la voir pour obtenir des caresses à gogo et je ne pus empêcher un ricanement de franchir mes lèvres quand la jeune femme fit remarquer à haute voix que l’animal était différent du maître. Si elle savait… C’était un démon à poil, oui. Capable de faire les griffes sur un meuble récemment acheté juste parce que monsieur n’avait pas eu son quota de caresses ou n’avait pas été nourri assez vite. Un vrai tyran. Un jour, ces bêtes domineront le monde, façon planète des singes. Je me levai pour prendre un verre dans le placard et me servit avec la première bouteille d’alcool que je croisais. « Tu veux rien, je suppose ? Peur d’être empoisonné par un O’Connor, je suppose… Et sinon, pour te répondre, non je n’ai pas prévu de partir tout de suite. J’ai un truc à demander à Alexy. D’ailleurs, il devrait plus tarder si j’en crois son dernier message… A moins, bien sûr, qu’il croise une jolie fille sur la route. » Après tout, il était un O’Connor et même si il était de coucher avec une fille différente chaque soir, difficile de résister à un canon quand il croisait votre route. Et puis, surtout le détail qui tue, je n’étais même pas sûr que mon frère allait venir à la maison, au final. Je ne savais même pas pourquoi Cali s’était pointé et ce qu’avait bien pu raconter Alexy mais, qu’importe. Je continuais à jouer le jeu. Si elle apprenait la vérité, elle allait claquer la porte sans demander son reste et je me retrouverai tout seul. « Au pire, tu peux toujours partir hein. Je dirai à mon frère qu’au final, t’as préférée aller ailleurs plutôt que l’attendre quelques minutes. Je suis sûr qu’il appréciera l’attention. » Je me demandais ce qu’elle allait faire. Elle savait pertinemment que j’en étais capable même si c’était totalement faux. J’étais doué dans l’art du mensonge. J’avais bien réussi à lui faire croire qu’elle était bien plus que l’amie d’Alexy ce fameux jour. Peut-être que c’était vrai, au final. Peut-être que j’avais vraiment fini par l’apprécier et que c’était pour ça que j’avais tout foutu en l’air. Par peur de m’attacher, par peur qu’elle s’attache de trop et qu’elle finisse par être déçue. La haine, c’est bien plus facile à encaisser qu’un amour à sens unique dont on connaissait l’existence. Enfin, qu’importe, tout ceci appartenait au passé. Je vis avec satisfaction que la jeune femme était toujours dans les environs. « Au fait, t’en as pas marre de m’en vouloir pour cette histoire qui date de huit ans ? Je t’ai pas agressée non plus. T’étais consentante que je sache. Et puis, c’est pas comme avec Georgia, personne n’est au courant dans cette université. Je garde ça secret. Tu pourrais être un peu plus sympathique au lieu de me jeter ces regards noirs à tout bout de champ comme si j’avais fait une chose horrible. » C’était vrai, après tout. Je considérais que j’avais été plutôt respectueux à l’égard de ce qui s’était passé cette fois-là. Je bus une gorgée de mon whisky avant de poser la boule de poils qui s’était approché du canapé. « T’as l’air idiote à rester planter comme un piquet au milieu du salon, tu le sais, ça ? »

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MessageSujet: Re: I'm sexy, you know it (Calixte)   Sam 18 Oct - 16:51

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Il rit. Il rit encore et toujours, il passe son temps à se payer ta tête et ça ne fait que redoubler la colère qui t'anime, la rancoeur qui bloque ta gorge, ce malaise qui te sert les entrailles et te donne juste envie de te tirer de là en vitesse. Mais t'es pas ici pour lui, t'es venue pour Alexy alors tu décide de prendre ton mal en patience et tente de l'ignorer du mieux que tu peux. Tu joue avec le siamois, lui gratte la tête tandis que t'entends Hunter bouger derrière toi, sûrement en train de se servir un verre. Si tôt ? Venant de lui cela dit ça ne t'étonne qu'à peine. « Peur d'être empoisonnée par un O'Connor je suppose » à ces mots tu te retourne vivement vers lui, le dévisageant d'un air impassible sans bouger, cela fait bien longtemps que tu n'as plus rien contre cette famille, ton seul problème c'est lui. Et seulement lui. T'as toute confiance en Alexy et Delsin, la mauvaise graine c'est l'aîné. Tu n'as pas toujours pensé ainsi mais après tout il a tout fait pour que ton opinion à son sujet change, pourquoi s'en étonne-t-il maintenant ? Sa démarche, le ton qu'il prend, ses petites remarques qui se veulent anodines mais ne le sont pas du tout, tout t'agace, il essaye de te faire passer pour la paranoïaque qui n'a aucune raison de lui en vouloir et c'est ce qui te fait bouillir encore plus. Pourquoi tu n'aurais pas le droit d'être venimeuse alors qu'il s'amuse avec toi depuis huit ans comme un chat avec une pelote de laine ? Qu'il joue l’innocent, c'est le comble, toi comme lui savez pertinemment ce qu'il en est au fond, il prend juste plaisir à te narguer.  « Il t'a envoyé un message ? » Lui demande-tu interrogatrice balayant d'un revers de main tout ce qu'il a pu dire avant. C'est étrange... Pourtant toi, tu n'as rien reçu, il t'a dis de le rejoindre ici ce matin et depuis plus rien. Peut-être qu'il savait qu'Hunter serait là, dans ce cas pourquoi le prévenir lui et non toi ? Simple gaffe ou il a décidé de t'énerver lui aussi ce soir.  « Désolé de te décevoir... » Tu parle, t'es sur qu'il jubile intérieurement maintenant qu'il a trouvé son jouet pour la soirée  « ...Mais je ne compte pas bouger. Je vais attendre Alexy comme prévu et tant pis si je dois te supporter entre temps. » Tu te redresse laissant l'animal rejoindre le maître et croise les bras sur ta poitrine, l'observant silencieuse tandis qu'il déguste son verre de whisky en s'installant sur le divan. Et le voilà qui recommence avec son discours de pauvre victime à deux balles, tu le regarde sceptique tandis qu'il t'apprend que cette histoire à prescription, qu'il faut tourner la page et autres conneries de ce style. La page, ça fait un moment que t'aimerais la tourner, c'est lui qui s'obstine à te rappeler ton erreur depuis toutes ces années, il se moque de toi ? Il est amnésique ? Il a un trouble de la personnalité multiple ou quoi ? Dans tous les cas t'as juste la sensation qu'il se fiche de toi et ta patience commence à être à bout. Il veut que tu sois plus sympathique, comme si vous pourriez devenir amis après ce qu'il a fait, de plus en plus ridicule. Mais le pire là-dedans c'est que tu perçois de la sincérité dans ses propos, il pense réellement n'avoir rien à se reprocher et c'est à ton tour d'éclater de rire. Un rire franc, un peu mauvais mais tout à fait naturel qui laisse présager à quel point tu trouve ses propos incohérents, en fait, t'es carrément en train de te moquer de lui. Tu saisis enfin, tu saisis qu'il ne te connaît pas autant qu'il le prétend, qu'il n'a toujours pas conscience, qu'il n'a visiblement pas percuté même après tout ce temps  « T'as toujours pas compris hein... » Tu finis par te déplacer, t'avance jusqu'à lui en lui retirant son verre des mains, tu lui lance un regard en biais te décalant de quelques centimètres en subtilisant sa boisson et t'assois à ses côtés  « Tu crois sérieusement que je t'en veux toujours parce que tu m'as défloré ? » Dis-tu arquant un sourcil, un sourire au coin des lèvres avant de les tremper dans le liquide ambré. C'est étrange... Plus tu le regarde et plus tu as l'impression d'avoir en face de toi un parfait étranger, pourtant comme il le dit toi et lui vous connaissez depuis longtemps, depuis votre adolescence, mais c'est comme si ce n'était pas le cas. Vous ne savez plus rien l'un de l'autre à présent. Tu déteste ce qu'il était. Tu déteste encore plus ce qu'il est aujourd'hui, une énigme. Un point d'interrogation. Tu déteste ce qu'il t'a fait croire. Tu déteste de ne pas le détester autant que tu le prétend. Et tu ne le comprend plus, tu ne le comprend pas. Non. Tu as un problème avec la logique. Tu n'as jamais saisi comment on pouvait dire une chose et son contraire. Jurer qu'on aime quelqu'un et le blesser, avoir un ami et l'oublier, se dire de la même famille et s'ignorer comme des étrangers, revendiquer des grands principes et ne pas les pratiquer, affirmer qu'on croit en Dieu et agir comme s'il n'existait pas, se prendre pour un héros quand on se comporte comme un salaud.
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Dernière édition par Calixte W. Nox-Hemingway le Sam 18 Oct - 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm sexy, you know it (Calixte)   Sam 18 Oct - 17:53

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Il y avait eu comme un changement dans l’air. Un changement imperceptible depuis que je lui avais parlé ouvertement de cette histoire, de notre histoire. De ce qui s’était passé entre nous alors qu’elle avait tout juste quinze ans, qu’elle n’avait eu aucune expérience avec les hommes. J’avais été son premier. Je l’avais laissé entrevoir ce que je cachais sous cette carapace pendant un instant mais, je m’étais ressaisi. Sauf que c’était trop tard. J’avais ouvert la brèche et la jeune fille de l’époque avait saisi cette occasion et s’était accroché encore plus. De mon côté, j’avais commencé à m’attacher même si je ne l’avouais pas et j’avais tout brisé. Tout déchiré. Je ne lui avais pas laissé une seule occasion de penser que j’avais fait autre chose que la manipuler et c’était resté ainsi. La rancœur s’était creusée, s’était changé en haine, et je ne faisais rien du tout pour changer ça. Je fus surpris quand la brunette me piqua mon verre avant de goûter au liquide ambrée. Elle avait effacé toute la distance entre nous même si Cali avait fait le choix de conserver un certain éloignement. Je laissais un peu de temps s’écouler avant de répondre à sa question. Je voulais la laisser cogiter. Je repris mon verre et avala une gorgée. Elle n’avait pas de maladie contagieuse que je sache alors, on repassera. Et puis, on avait échangé bien plus qu’un baiser indirect à une certaine époque. « Tu me prends vraiment pour un abruti fini. » commençai-je à son adresse avant de reposer mon verre sur la table basse. « Je m’en doute que tu ne m’en veux pas juste parce que je t’ai défloré. Tu m’en veux parce que je t’ai montré des facettes de moi que peu de personnes connaissent, que peu de personnes soupçonnent hormis Noélya. Je me suis comporté différemment avec toi afin de pouvoir t’approcher. Sauf que, je suis redevenu l’enfoiré que tu connais et que tu as appris à haïr avec le temps. C’est ce mensonge que tu veux me faire payer, je me trompe ? » Oui, pour une fois, j’étais réellement sincère. Alexy n’était pas là, ni mes parents, ni personne avec qui je devais conserver le rôle du connard de bout en bout. Connard qui avait fini par faire partie intégrante de ma vie. Calixte savait des choses. Inutile de faire semblant, inutile d’ignorer la longueur d’avance qu’elle avait sur certains qui prétendaient me connaître. Je me levai pour aller chercher la bouteille de Whisky. Au pire, je rachèterais une autre bouteille à mes parents. Ils n’allaient pas en faire un drame pour une pauvre bouteille quand même. Je rejoins la brunette dont Loki avait envahi l’espace vital. Ça me faisait sourire de le voir se comporter comme ça. A croire que la jeune femme était l’exception de cette boule de poils qui avait pris l’habitude de prendre en grippe toutes les personnes qui me détestaient. C’était marrant…et troublant aussi. « C’est drôle quand même. Loki a tendance à faire des misères à toutes les personnes qui ne me portent pas dans leur cœur. Pourtant, il a l’air de t’adorer. Chacun doit avoir ses exceptions, probablement. » Je ne cherchais pas plus loin le sens caché de cette soudaine adoration. Les animaux étaient parfois aussi compliqués à suivre que les femmes. Je posai un verre devant la soi-disant invitée de mon frère et lui servit une bonne rasade de Whisky. « Puisque tu as l’air disposée à siffler mon verre, je te donne de quoi couper ta soif. » Je n’attendais pas de remerciement. Mon geste était uniquement motivé par l’envie de profiter de ma boisson sans qu’une voleuse d’alcool ne fasse évaporer le tout. « On est tous les deux et aussi surprenant que cela puisse paraître, tu n’as pas encore tentée de m’assassiner. Alors, puisque tu sembles avoir envie de mettre les points sur les I, je t’en prie. Crache-moi toutes les horreurs que tu rêves de me jeter à la figure depuis huit ans et même depuis bien avant. C’est de l’or cette proposition. Tu devrais l’accepter. »
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MessageSujet: Re: I'm sexy, you know it (Calixte)   Sam 18 Oct - 20:37

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Un silence s'installe alors, pas un silence dérangeant ou angoissant, un silence nécessaire ou chacun de votre côté vous essayez d’analyser l'autre, ce qu'il a compris et ce qu'il cache. Tu ne pense pas l'avoir déstabilisé avec ta question, comme tu ne pense pas non plus qu'il s'attendait à ce que tu entre dans le vif du sujet. C'est vrai, d'ordinaire tu prends grand soin d'éviter tout contact avec lui, tu l'évite, te dérobe. Il en fait de même, pas de la même façon mais au fond c'est la même chose. Vous n'en n'avez jamais réellement parlé, est-ce que c'est quelque chose qu'il a dit ? Quelque chose que tu as fait ? Aucune importance. C'était l'accord de silence tacite entre vous. Tu t'en souviens parfaitement pourtant, de cet été là. Alexy était parti en Europe avec des amis, Aria se faisait peu présente à cause de ses problèmes personnels, et Hunter lui.. Il était là. Peut-être qu'il l'a fait exprès, profitant d'un timing idéal, tu ne voulais pas le croire à l'époque, tu as toujours du mal à l'accepter. Pourtant, il t'a démontré tant de fois qu'il ne valait pas tous les efforts que tu avais fait pour lui. Finalement, ça a été vite terminé. Du moins, c'est le sentiment que ça t'a laissé. Tu l'avais tellement dit, mais cette fois-ci, c'était pour de bon, il avait choisi. Il avait préféré sa vie de con, le bonheur vous aurait ennuyé. Après ça t'entendais de toute part ses histoires où tu n'étais plus en vedette, ses déconvenues ou ses conquêtes, et quand tu parlais de vous au passé, t'avais envie de te rire au nez... Parce que tu disais "vous". T'avais raison. Lui, il avait raison. Y'a jamais eu de « vous ».  « Oui. » Réponds-tu du tac au tac et catégorique lorsqu'il te demande si tu le prends pour un abrutis fini, pourtant un sourire se dessine au coin de tes lèvres, il n'est pas entièrement amère mais aussi amusé, tu ne sais pas s'il comprendra cette nuance, toi-même elle t'échappe totalement. Le discours qui suit a vite fait de t'arracher ton sourire, en réalité, il assombri carrément ton visage, il te replonge toutes ces années en arrière et tu n'aime pas vivre dans le passé.  « Plus ou moins... » Avoue-tu dépitée en baissant les yeux sur Loki qui se tient entre vous, marquant la barrière invisible qui vous sépare. Au fond, qu'il ait compris t'importe peu, c'est même mieux dans un sens, mais qu'il affiche et débite cela si naturellement et te le renvoie en pleine figure, c'est plus douloureux que ce que t'aurais cru. Et puis, de toute manière, ce n'est pas son manque de franchise que tu lui reproche. C'est quelque chose de bien différent, de plus dangereux, plus vicieux, pour toi.  « Le plus triste c'est que j'pensais qu'on était vraiment proches. J'étais vraiment une idiote, hein? » Tu soupire en haussant les épaules comme si au final tout ceci n'avait guère d'importance, comme si t'en fichais. Tu reconnais tout haut que la faute t’incombe presque autant qu'à lui, que tu t'en veux plus que tu ne lui en veux en réalité. Tu baisse les armes quelques instants.  « Une pauvre fille naïve, ça devait bien te faire rire. Je pensais que j'étais un peu spéciale, qu'on était un peu complices, que tu pensais à moi parfois. » Tout ce que tu voulais à l'époque c'était de savoir que tu avais une petite place, dans sa tête, dans ses souvenirs, dans son présent. Une pauvre fille naïve. Naïve et déçue, parce qu'il t'a oublié, comme si tous les moments passés ensemble n'étaient que dans ta tête. Et peut-être que c'était dans ta tête, au fond.  « Mais il faut croire que parfois la première impression est la bonne. » T'y crois pas un seul instant, mais tu préfère encore lui faire gober ça que lui dire la vérité, il t'a humilié une fois, tu ne lui donneras plus l'occasion de recommencer.  « Je suppose oui... » C'est vrai que c'est un peu étrange que ce chat t'adore autant, t'essaye de te convaincre que c'est l'amour que tu porte à ces boules de poils qui le fait réagir ainsi mais au fond ce n'est pas la véritable raison, t'es juste trop fière pour admettre la possibilité que tu ne hais pas autant Hunter que tu le clame haut et fort. Tu ne le remercie pas du verre qu'il t'offre, ce n'est pas parce que vous échangez plus de mots que d'ordinaire que tu vas soudainement te montrer sympathique avec lui. En plus, t'en veux pas de son whisky, tu voulais juste lui piquer son verre et boire le sien, simple plaisir de l'emmerder, rien d'autre. Ses dernières paroles te désarçonnent complètement... Qu'il t'invite carrément à décharger ton animosité sur lui t'étonne, ce n'est pas courant surtout pour Hunter qui pense incarner un être à part et parfait qui n'a rien à se reprocher, mais surtout, maintenant qu'il te tend carrément la joue pour se faire battre et bien.. Tu perds tout simplement tous tes moyens. Tu ne t'attendais pas à une telle invitation, encore moins à ce qu'il soit sincère. Pourtant, tu décide toi aussi de jouer la carte de la franchise, puisqu'il insiste tu ne vas pas te faire prier, buvant une gorgée d'alcool tu finis par le fixer longuement, les doigts crispés sur ton verre tu lui parle d'une voix calme et totalement contrôlée  « Au risque de te décevoir je n'ai aucune horreur à te « jeter à la figure » Hunter. » S'il pense que tu vas faire une esclandre et te mettre à lui crier tes insultes il se met le doigt dans l'oeil, hors de question que tu t'abaisse à ça, ça lui ferait bien trop plaisir, à dire vrai tu devine d'avance le petit sourire satisfait qu'il afficherait face à ta perte de sang froid. Te faire sortir de tes gonds l'amuse généralement beaucoup, mais cette fois, tu ne rentre pas dans son jeu.  « Seulement de l'incompréhension, oui.. C'est ça, je.. Je comprend pas pourquoi tu ne me laisse pas tranquille. » C'est vrai, il te reproche de lui en vouloir encore et lui ? Pourquoi il ne tourne pas la page ? Pourquoi il se sent obligé de t'importuner à chaque fois, de choisir le club où tu bosse pour faire sa fête hors de prix, de jouer les entremetteurs entre Alexy et toi ? Pourquoi tu te laisse pas tranquille. Tu te donne tant de mal à être détestable. Qu'est-ce que ça t'apporte. Est-ce que.. Ce serait si horrible de montrer aux autres que t'es pas l'enfoiré que tu prétends être ? » T'es pas là pour lui faire la morale, ni même pour essayer d'arranger les choses entre vous, c'est sûrement trop tard pour cela. Mais t'aimerais savoir pourquoi il a mis tant d'effort à se faire aimé de toi pour après tout détruire et se rendre haïssable à tes yeux.
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BIZUT O'CONNOR
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MessageSujet: Re: I'm sexy, you know it (Calixte)   Lun 20 Oct - 13:26

I'm sexy, you know it
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On était loin de la relation que j’avais, habituellement, avec Cali. Loin des piques, loin des tourments que je pouvais lui infliger à cause de mon obstination. Pourquoi, d’ailleurs, est ce que je tenais tant à faire partie de ses souvenirs ? Moi-même, je ne comprenais pas. Peut-être que je me voilais complètement la face sur l’importance qu’avait eu cette histoire que j’avais saccagé avec habileté. Je l’écoutais patiemment et étrangement, je me sentais mal. Le grand Hunter O’Connor muet face à une fille qui parle avec le cœur ouvert. On aura tout vu. J’ouvris la bouche avant de la refermer. Je pouvais difficilement la détromper et pourtant, je crevais d’envie de le faire. « T’étais pas idiote… Juste amoureuse. Tu ne devrais pas t’en vouloir. J’aurais pas dû te faire croire que j’étais le prince charmant. J’étais con, je le suis toujours, d’ailleurs. T’avais piqué ma curiosité. » Un peu plus et j’aurais été prêt à m’excuser mais, à quoi bon ? Le mal était déjà fait depuis longtemps. Trop longtemps pour pouvoir réparer quoique ce soit. C’était avant que j’aurais dû le faire. Bien avant. L’adolescente de l’époque m’avait toujours fasciné, parce qu’elle était en décalage complet avec le reste de la fratrie Hemingway. Sûrement parce que le même sang ne coulait pas dans leurs veines. Son demi-frère était mon meilleur ami et n’avait vu aucun inconvénient à ce que je me rapproche à ce point de sa sœur. Comme si il s’en foutait, comme si ça l’amusait. J’ai encore quelques contacts avec lui mais, je sais que Cali a coupé les ponts avec tout le monde. C’est lui qui me l’a dit pour je ne sais plus quelles raisons. Je bus une autre gorgée de liquide ambrée avant de laisser l’étonnement marquer mon visage quand la jeune femme m’annonça qu’elle n’avait rien à me dire. « Je suis plutôt surpris. Vu ton attitude habituelle, j’imaginais le contraire, que tu avais tellement de choses à me reprocher que tu ne savais pas par où commencer. » Les gens étaient étranges. Je me perdais dans mes pensées tout en caressant machinalement Loki qui venait de me mettre un coup de tête à cause de mon manque flagrant de distribution de caresses. Je l’entendis ronronner et un sourire affectueux étira mes lèvres. J’entendais de loin les paroles de la brunette me reprochant mon obstination à l’ennuyer pour être poli. Et puis, la suite me fit redescendre brutalement sur terre. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait. Par contre, j’entendais toujours les quelques phrases qu’elle avait prononcé résonner dans ma tête comme les échos dans une montagne. Je lâchais un soupir avant de fermer les yeux. C’était quoi cette question ? Je ne comprenais plus rien et j’en venais presque à regretter de ne pas lui avoir dit qu’Alexy ne viendrait pas de la journée quand elle s’est pointée à la porte. Je n’avais vu qu’un divertissement sur pattes et maintenant, j’avais l’impression d’être passé au rayon X. Elle semblait attendre des réponses. Chose que je n’étais pas prêt à lui donner. Pas, par manque de courage… Plutôt parce que je ne savais pas par où commencer. Je m’attendais à tout sauf à ce qui venait de sortir de sa bouche. « Je ne suis pas forcément détestable. Si c’était le cas, je n’aurais que des gens autour de moi qui voudrais se débarrasser de moi. Comme toi ou Emily, voir même Delsin. J’ai beau être son frère, je suis sûr qu’il ne serait pas contre que je dégage définitivement de sa vie. Il y a des gens qui ont réussi à voir au-delà de l’enfoiré que je prétends être pour reprendre tes mots. Il y a des gens avec qui je me conduis autrement. Sauf que j’ai un nom, un statut à tenir, un père qui compte sur ses fils pour assurer la relève et d’autres trucs plutôt chiants que je dois respecter. Je suis loin d’avoir une personnalité facile, je le sais et c’est plus facile d’être déçu par une personne dont on n’attend rien qu’une personne qu’on a su apprécier au fil du temps. Regarde les dégâts avec toi. Je t’ai montré un bout de ma personnalité, pas forcément connu de tous et tu t’y es accroché. Je t’ai laissé faire et maintenant, les discussions comme celle qu’on a actuellement se comptent sur les doigts d’une main. » J’avais plutôt l’habitude qu’elle m’envoie chier ou que je lui envoie dix piques à la minute. C’était déroutant. Perturbant et tous les synonymes en –ant que vous voulez. « De toute manière en quoi ça t’importe que je joue au parfait connard hein ? Ce n’est pas comme si jour au lendemain, on allait devenir super potes. Il y a trop de rancune entre nous, trop d’incompréhension, trop de zones d’ombres. On n’est pas foutus de rester dans la même salle sans que ça pète. A croire que la guerre Valmont/O’Connor transparaît à travers notre relation… » L’orgueil face à la témérité. Au fond, il y avait que les Castelli qui n’avaient rien à se reprocher. Empathiques, solidaires, sincères… Et c’était avec eux qu’on s’entendait le moins. Ça voulait tout dire.
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MessageSujet: Re: I'm sexy, you know it (Calixte)   Lun 20 Oct - 20:12

I hate you now, so go away from me

You're gone, so long

I can do better

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Pas stupide, juste amoureuse hein ? Et depuis quand n'est-ce pas la même chose ? Tu hausse les épaules en détournant le regard, buvant une gorgée dans ce whisky que tu n'aime pas, assise sur ce divan sentant presque la chaleur de son corps alors que tu préférais être à des lieux d'ici, pourtant tu reste là à écouter ses « presque-excuses » et t'as juste envie de lui dire qu'il s'y prend mal. Tout ça pour ça ? Il n'est même pas foutu d'aller jusqu'au bout mais au fond tu t'en fiche, même s'il s'excusait après tout ce temps, ça changerait quoi ? Ça n'effacerait rien, t'aurais toujours cette boule au ventre quand tes yeux croisent les siens.  « Et tu avais piqué la mienne. » Tu ne diras rien de plus. Qu'il comprenne ce qu'il veut dans tes mots, dans ton regard, dans la façon étrange que tu as de te tenir quand tu es à côté de lui. Il pense que tu étais amoureuse. Tu l'as longtemps cru toi aussi mais la vérité c'est que tout comme lui, l'amour, tu ne sais pas ce que c'est. T'as jamais connu ce sentiment, le vrai, celui qui n'est pas feint qui n'est pas recherché. Tu ne veux pas te l'avouer, et tu ne te l'avoueras sûrement jamais, tu préfère croire que tu ne lui ressemble pas. Tu ne veux pas lui être similaire. Tu ne te sens pas coupable d'être tombée dans le panneau, mais d'avoir foncer tête baissée dans le mur alors que tu savais très bien, oui... T'as toujours su. Toujours su qu'il n'était qu'un « con », qu'il l'est encore aujourd'hui, a trop vouloir jouer avec le feu on finit par se brûler et c'est qui t'est arrivé. Tu as voulu l'approcher malgré tout et tu l'as laissé entrer dans ton monde toi aussi, pas par amour, mais par curiosité. Une curiosité malsaine, masochiste un peu, enivrante, beaucoup. Alors non. Tu n'étais pas amoureuse. Tu ne croyais déjà plus au prince charmant, ce concept publicitaire débile qui fabrique des déçues, des vieilles filles, des aigries en quête d'absolu. Avec lui c'était autre chose. Un ralentissement, en fait. Dans cette course effrénée et vaine qu'est devenue ton existence, lui il t'a donné envie de ralentir, de reprendre ton souffle, de prendre le temps. C'était déconcertant, tout à coup, ce désir de lenteur, l'envie que le moment ne se perde pas trop vite, l'envie de le retenir. Tout à coup, il n'était plus vital de courir, tu pouvais t'arrêter sans chuter, tu n'étais plus ce cercle fou entraîné par son mouvement, t'étais capable d'une certaine immobilité, ou au moins d'une moindre vitesse. Comme si ton centre de gravité venait de se déplacer. Alors non. Tu n'étais pas amoureuse, mais de lui, peut-être que tu aurais pu le devenir.

Tu vois que ta franchise finit par le déconcerter à son tour, le grand Hunter O'Connor surprit de ne pas être le seul à pouvoir jouer la carte de la sincérité. Puisqu'il tombe le masque, tu peux bien le suivre sur ce chemin, du moins - un peu – un pas à chaque fois. Il croit que tu veux te débarrasser de lui, non, t'essaye juste de comprendre ce qu'il cherche, à quoi il joue et pourquoi il joue avec toi. Mais comprendre Hunter ça n'a jamais été ton fort, t'as déjà du mal à te comprendre toi-même alors tu n'es pas prête pour cet exercice avec autrui. Quant à Delsin, tu sais qu'il aime son frère, il n'approuve pas toujours ses choix mais il l'aime. Delsin te ressemble beaucoup, il veut marcher loin des traces de sa famille, trouver sa propre voie, faire ses propres choix. Hunter verrait les choses sous un autre angle s'il se permettait de lâcher prise, d'être plus tolérant avec son cadet. Il est le seul à chercher les complications, pourquoi s'étonner d'être repoussé quand on fait tout pour l'être ?  « La faute à qui. » Réponds-tu du tac au tac, il a tout bousillé entre vous. Tout ce que vous aviez, est bousillé. Si tu ne peux pas être aimable avec lui plus de deux minutes c'est bien de sa faute. Il le sait, mais tu ne te lasse pas de le lui rappeler. Tu croise les bras sur ta poitrine en secouant la tête, soupirant exaspérée. Sa réponse ne te satisfait en rien, t'as juste l'impression qu'il se trouve de faux prétextes et ça t'agace « Et c'est ce genre de conneries que tu te raconte ? Tu pense ne décevoir personne parce que justement tu es constamment en train de décevoir ? » Pure question rhétorique que tu prononce en arquant un sourcil, tes yeux cette fois bien encrés dans les siens. Tu ne lui laisse pas vraiment le temps de rétorquer quoi que ce soit que tu enchaîne déjà  « Tu dis que tu ne veux pas répondre aux attentes des autres mais c'est ce que tu fais. Tout le temps. C'est vraiment ce que tu veux ? Être esclave de ton nom, de ton fric, de tes parents ? » Tu l'interroge cherchant réellement des explications, tu es totalement en opposition avec lui. Toi t'as préféré renoncer à tout le confort et l'argent de ta belle-famille pour suivre tes propres désirs, t'as préféré tout laissé tomber pour ne plus être la poupée maléable dont ton beau-père faisait ce qu'il voulait. Est-ce un manque de courage de sa part ? De volonté ? Peut-être qu'au fond il se complet réellement dans cette situation et c'est cela que tu as du mal à saisir. Le garçon qu'il t'a laissé découvrir il y a huit ans avait ses propres rêves, tu ne pensais pas que la pression de son entourage le transformerait à ce point. Et qu'est-ce que ça peut te faire ? C'est vrai, tu devrais t'en fiche comme il le dit si bien. « Oui... Peut-être que tu as raison, sûrement même. Tous les deux, on est trop différents. Toi, tu vaux mieux que ce que tu montre, et moi c'est le contraire. Et on est peut-être destiné à se battre sans arrêt. Ça ne m'importe pas que tu joue le parfait connard... Ça m'importe plus. Je trouve juste que c'est un énorme gâchis. » Il veut atteindre la perfection mais à tes yeux il est juste en train de se détruire. T'es mal placée pour lui faire ce reproche toi qui agis pareil. Peut-être que vous vous ressemblez bien plus que vous ne le pensez.
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I'm sexy, you know it (Calixte)

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