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 It's where my demons hide ∇ ELIS

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MEMBRE VALMONT
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MessageSujet: It's where my demons hide ∇ ELIS   Sam 18 Oct - 23:52

Don't get to close, it's dark inside. It's where my demons hide

Elis & Calixte



T’es là. Tu sais pas trop pourquoi t’es là tu sais seulement que tu dois rentrer. T’observe les immeubles défiler à travers la vitre, trop morte pour conduire t’as chopé un taxi la clope à la bouche, il t’a réclamé de l’éteindre, t’as eu l’envie folle de le faire sur ses mains disgracieuses scotchées au volant mais t’as refréné tes pulsions agressives parce que rentrer à pieds te faisait chier, clairement. Tu regarde ton portable et fais défiler du bout de l’index les sms d'Elis, tu ne lui as pas répondu volontairement, pas part vice pour l'inquiéter mais parce que t'espérais simplement qu'il finirait par s'endormir, que pour une fois ses démons le laisseraient tranquille cette nuit. Tu te mets alors à farfouiller dans ton sac à la recherche d’une aspirine ou de n’importe quel cachet qui pourrait améliorer ton état mais c’est vain, tu le sais, Elis le devinera et même ce putain de chauffeur de taxi a l’air de s’en rendre compte. Il te fixe de façon suspicieuse à travers le rétroviseur comme si t’avais l’intention de lui braquer une arme dessus, attendant le moindre geste déplacé ou dangereux de ta part. Il a cet air de dédain qui t'insupporte, constatant et déduisant que t’es une de ces étudiantes en quête d'expérience, cokée, inconsciente qui injustement à tout pour réussir et qui de la même façon se fou en l’air pour le fun, pour du vent, pour de l’attention. T’aime pas les types comme lui, plein de gens en fait, t’aime pas beaucoup de monde mais t’as tes raisons. Et qu’est-ce que ça peut leur foutre au fond ? Lui te prend pour une idiote, le type qui t’a sauté cette nuit pour une fille facile. Tu hausse les épaules à leurs jugements. Le cerveau et le cœur sont des organes passés de mode. T’espère pour les générations à venir, qu’ils s’en débarrasseront comme d'une pilosité superflue. Tant pis si tu compte atteindre le poids d'une ombre en te laissant crever de faim grâce à cette drogue merveilleuse. T'espère qu'elle liquidera chez toi autant de neurones que de graisse. Tu seras en très mauvaise santé, abominablement frustrée et complètement abrutie. Tu seras esthétique et impitoyable. T’as les yeux vitreux et on prend ça pour du mystère. Tu n'as pas à rougir de tes élans envers les autres comme d'une maladie honteuse puisque tu n’as plus la force, ni la faculté d'en éprouver. T’es un objet de désir. Le néant dans une écosse magnifique. Et t’es heureuse comme seules les imbéciles et les salopes savent l'être. En somme t’es pas plus à plaindre qu’une autre, qu’elles toutes qui ne valent pas mieux que toi.

Le véhicule se stoppe enfin, t’arrive à bon port. Tu manque de vomir. Tu te retiens. Et puis tu sors en laissant un billet, pour la course et te dépêche de fuir l'habitacle avant de te prendre une remarque de sa part. Tu t’arrête devant la porte de l’immeuble, tu te rappelle plus du code, tu plisse alors les yeux comme si ça pouvait t’aider à te souvenir, y voir plus clair pour faire le vide. Ou pas. Aucune chance qu’un voisin apparaisse à cette heure tardive, tu t’impatiente, tu tape du pied, te résous à envoyer un sms à 4h du mat à Aria qu’elle te rappelle ton propre code et par chance la mémoire te revient avant même qu’elle ne réponde. Un bruit sourd. La porte s’ouvre, tu t’engouffre et te cale dans l’ascenseur. Ton appart te paraît alors à des kilomètres, traverser le hall, attendre que cette foutue boîte en fer te monte à ton étage, insérer tes clefs dans la porte. T’es d’une lenteur affligeante ou alors tout tourne au ralentit. Les lumières sont éteintes et tu prends pas la peine de les rallumer connaissant les lieux par cœur, tu jette ton perfecto en cuir sur le canapé ainsi que ton sac, tes clopes, tout ton bordel est éparpillé dans votre séjour, tu le suivrais bien si tu n’avais pas déjà une autre envie enivrante, celle d’aller voir Elis. Dans un automatisme tes pas te mènent à sa chambre, la porte est entrouverte, ici c’est encore éclairé et tu t’en doutais bien. Tu devinais aisément qu’il ne dormait pas, il ne dort jamais. Tu te demande s'il t'attendait ? Alors que toi tu joues à la fille des airs, fuyarde mais sûrement pas invisible. Tu le fixe, cherchant son regard qui refuse pourtant de se porter sur toi, il tente de ne pas te prêter attention et tu la réclame un peu plus fort avant de venir te poser sur le rebord de son lit. « Tu dors pas ? » Souffle-tu hypocritement en retirant tes talons aiguilles, évidement qu’il ne dort pas. Tu joues avec ses nerfs comme un chat s’amuserait avec une pelote de laine, ce n'est pas dans tes habitudes, surtout avec lui, mais quand tu dérape comme ce soir tes maladresses resurgissent, tes sautes d’humeur également.

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BIZUT MANSFIELD
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide ∇ ELIS   Dim 19 Oct - 0:57




Quand la nuit tombe et que les ténèbres s’installe alors tout est permis, on se sent comme invincible. On fait le mur, on boit et fume beaucoup trop, on se sent pousser des ailes avec les filles, on ose des choses que l’on aurait jamais imaginé tester et on tombe .. On tombe dans l’obscurité, parce que la nuit est peut-être belle, mais elle est aussi vicieuse et peut nous engloutir dans sa noirceur. Elis n’avait jamais eu peur de fermer les yeux, il n’avait jamais eu peur quand il était petit des monstres qu’il pouvait y avoir sous son lit, il n’avait jamais eu peur de s’endormir seul après un film d’horreur … La nuit ne lui faisait pas peur, elle lui appartenait.  Pourtant, aujourd’hui ses vieux démons le rongent de l’intérieur, ils l’écrasent, le font suffoquer jusqu’à en perdre le souffle. Chaque nuit, il tente de se sortir de cet impasse, le sommeil lui manque, mais il en fait une force et ne ressent plus ce besoin vital. Les yeux grand ouvert, il fixe le plafond tout simplement, il compte les moutons sans grand intérêt et capitule en allumant de nouveau la lumière. Il étudie pour faire passer le temps, il revoit ce qu’il sait déjà, il s’avance, recherche de nouvelles choses, de nouveaux points de vu … Il se cultive pour faire fuir l’ennui. Il ingurgite des litres de caféine, inonde ses poumons de nicotine jusqu’au premier rayon du soleil. L’astre chaud le fait revenir à la réalité pour une nouvelle journée. Cette nuit là, il est seul à l’appart, en tout cas c’est ce qu’il pense. Phoenix et Calixte son sortie, Tony est perdu, et Lizzie et Thomas doivent encore une fois passer la soirée ensemble. L’appartement lui appartient et au lieu de profiter du calme apaisant pour s’endormir, il laisse une énième fois ses démons le submerger de tout son soul. Il la voit écorché, blessé près ce lui et il ne peut que lui demander pardon pour cette souffrance et cette solitude qu’elle a subit. Il aurait voulu être à sa place, il aurait voulu lui, plutôt qu’elle. Elis sort une photo de son code pénal, elle sourit, elle lui sourit, mais il ne peut s’empêcher de la voir avec tout ce sang et ses blessures sur elle. Refermant violemment le bouquin, il enferma ses idées noires le temps d’un instant.

Le bruit de la porte le fit relever la tête. Soupirant, il replongea son nez dans ses bouquins, attendant la venue de la personne dans sa chambre. Tapotant son crayon sur la page de papier, il porta enfin son attention à la jeune femme qui venait de rentrer dans la pièce, quand son matelas bougea.  « Tu dors pas ? » Les questions idiotes ne valent-elles pas des réponses idiotes ? Il sentait l’odeur de l’alcool venir jusqu’à lui. Il sentait cette débauche et cette destruction émanait de ce corps si fragile. « Non, pas encore. » répondit-il froidement. « Tu as passé une bonne soirée à ce que je vois. Tu devrais aller te coucher. » Reportant son attention à ses notes, il serra et desserra ses poings quelques secondes. Il voulait qu’elle s’en aille, qu’elle le laisse tranquille pour une fois dans ces insomnies, mais il savait qu’elle n’allais pas lâcher l’affaire et aller le rendre fou, comme il allait la rendre folle.
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MEMBRE VALMONT
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide ∇ ELIS   Dim 19 Oct - 1:48

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Elis & Calixte



Il est glacial. Pire que glacial, tu sens la colère vibrer dans sa gorge, le fureur au bout de ses doigts crispés sur son livre de cours. Tu ricanes sans vraiment le vouloir, ce rire t’échappe et ton regard se dérobe au sien, tu te laisse tomber sur ses draps, le corps à ses pieds et les yeux au plafond, tes bras tendus au-dessus de ton visage tu te remémore la soirée agitée que tu viens de passer et souris à cette image « En effet.. ma soirée était bonne. Et la tienne ? » Tu tire sur la corde, tu connais Elis, tu le connais mieux que personne et l'inverse est sûrement vrai, alors tu sais pertinemment que sa nuit fut un doux calvaire, ses insomnies lui menant la vie dure dès que le soleil se couche. D'ordinaire t'aurais été soucieuse et inquiète, prévenante. Mais ce soir t'es juste trop perchée pour te préoccuper vraiment de cela, enfin non, t'es redescendue depuis un moment et justement, la chute est douloureuse et la migraine martèle ton crâne. Tu sens qu'il veut que tu le laisse en paix, c'est inutile, tu ne fais jamais ce qu'on attend de toi, plus il te pousse à foutre le camps et plus tu vas t'obstiner à rester. Il s'en doute alors pourquoi insister ? Tu hausse les épaules en te redressant, t'aime pas quand il réagit comme ça, c'est presque comme s'il t'indiquait la sortie. Elis il a toujours été difficile, difficile à comprendre, à approcher, à apprivoiser, même aujourd'hui t'as parfois du mal à passer derrière ses barrières, ça t'énerve qu'après tout ce que vous avez vécu ensemble il tente encore de te repousser, reflex persistant pour lequel tu as de moins en moins de patience. Parfois t'aimerais juste baisser les bras, lui dire d'aller se faire foutre, fermer ta chambre à clef. Tu ne le fais jamais. Tu te connais assez bien pour savoir que cette nuit non plus, tu ne le feras pas. T'as pas envie de te prendre la tête avec lui et pourtant au moment même où t'as passé la porte t'as deviné que c'était l'issue qui se dessinait, tu sais qu'il va te dire des choses que tu n'as pas envie d'entendre mais tu reste. Tu sais que tu partiras de sa chambre en claquant la porte mais qu'il finira foncièrement par te rejoindre pour essayer de trouver le sommeil. Cercle vicieux dans lequel vous vous complaisez depuis plusieurs années maintenant.  « Me coucher. Ouais, t'as raison je devrais. » T'essaye pas de cacher ta contrariété, tu croise les bras sur ta poitrine le fusillant du regard avant de lui retirer son bouquin des mains  « Qu'est-ce qui se passe ? Tu ne veux pas de moi dans tes draps ce soir ? » Tu ne choisis jamais tes mots au hasard et ceux là sont parfaitement réfléchis contrairement à ce qu'on pourrait croire, tu laisse volontairement planer ce malaise, ce reproche à peine déguisé. Celui qui lui dit que tu n'es pas une poupée de chiffon qu'il peut prendre et jeter quand ça l'arrange comme un vulgaire oreiller. Ta formulation laisse planer une ambiguïté voulue qui n'a pas lieu d'être, mais il t'agace et ton état envenime la situation, accentue ses propos, les déforme et te rend plus exécrable que tu ne voudrais.

Ton comportement est drôlement hypocrite, t'en as bien conscience au fond. T'as aucune envie de dormir avec lui ce soir, ni même de lui parler, t'étais juste venue vérifier, te rassurer pour voir si pour une fois il avait réussi à trouver le sommeil. Mais tu ne veux pas qu'il puisse constater à quel point t'as dépasser les bornes ce soir, qu'il sente la débauche sur tes fringues, dans ton regard, tu te sens souillée, et dégoûtée, et vide. T'aurais préféré qu'il dorme, t'aurais rejoins ta chambre sans un bruit et ne l'aurais vu qu'au petit-déjeuner où tu aurais joué la grande mascarade de l'ignorance. Feintant une nuit ordinaire, des débordements camouflés.  « Tu veux un somnifère ? » Lui demande-tu comme si de rien n'était, lunatique au possible t'étais passablement énervée te voilà à présent soucieuse, presque tendre. T'as envie d'oublier cette soirée, qu'il le fasse aussi. Tu t'écarte, marquant la distance entre vous tu viens t'asseoir sur le sol, dos à sa porte dans l'ombre de la nuit. Au moins de là où tu es il ne peut pas te voir distinctement et cela t'arrange. A cet instant. Tu n'as pas d'être vue. Tu n'as pas envie qu'il te regarde. Elis n'est pas Phoenix, tu ne peux pas lui faire vivre un enfer pour le tester. Tu mettrais trop en jeu, organes posés sur la table. Quitte ou double.

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BIZUT MANSFIELD
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide ∇ ELIS   Dim 19 Oct - 19:42




L’oublie. C’est si bon d’oublier des choses, de faire finalement l’impasse sur des choses qui nous touchent et pourtant certaine fois c’est impossible de tomber dans l’oublie. Il faut se reconstruire avec ce qui nous fait mal, ce qui nous détruit pour rendre notre carapace invincible. Calixte s’amuse, elle s’amuse pour vivre, pour oublier qu’elle n’est pas seule elle non plus et ça Elis le sait, il sait qu’elle s’amuse tout le temps à remettre en cause les sentiments que les gens ont pour elle. Ca l’énerve et le rend dingue. « Passionnante. » lança-t-il pour unique réponse. Que pouvait-il dire d’autre ? Mentait-il ? Pas vraiment, c’était passionnant de passer une soirée seul, sans pouvoir fermer l’oeil parce que les ténèbres qui le rongent depuis maintenant plus de quatre ne cessent de vivre à travers lui.

« Qu'est-ce qui se passe ? Tu ne veux pas de moi dans tes draps ce soir ? » Soupirant, il aurait préféré ignorer cette phrase à double sens, cette douce subtilité qui animé ces dires. Il ne voulait pas se battre contre elle, mais il ne supportait pas avoir une conversation avec elle dans cet état là. Elle, engloutit pas les substances illicites détruisant son organisme petit à petit. Lui, rongé par la douleur de cette perte qu’il pensait avoir accepté, alors que toujours pas. « T’as pas d’autre personne à emmerder ? » demanda-t-il. Repoussant les bouquins qu’il avait devant lui. Il attrapa une cigarette et la porta ses lèvres. Expirant de sa bouche la fumée grisâtre qui venait de détruire encore un peu plus ses poumons, il passa machinalement une main dans ses cheveux, laissant le silence si pesant prendre le contrôle dans cet pièce. « T’es défoncée et tu viens me parler, t’es pitoyable. » Il est dur avec elle. Mais c’est l’une des pires soirées qu’il venait de passer. La douleur le rongeait de l’intérieur, il avait envie de hurler, il avait envie que tout ça ce termine, il voulait être seul … Et elle est là dans un état second, déblatérant des conneries à chaque fois que sa bouche s’ouvrait. « T’en as pas de marre de faire semblant des fois, faire semblant d’être heureuse, faire semblant de n’avoir rien vécu de marquant … » Il marque une pause, pinçant sa lèvre inférieur. « Personnellement j’en ai marre. » Elis sort de son lit, il contourne une Calixte déchu et se dirige vers la cuisine. Serrant les poings, il attrape juste une bouteille d’eau dans le frigo et retourne dans sa chambre. Il n’attend pas de réponse de son amie, il n’attend rien de concret. Il voudrait être seul, mais la solitude n’arrange rien. S’allongeant de nouveau sur son lit, il reste muet. Il voudrait parler, mais pour quoi dire ? Rien de bien intéressant. Alors il se tait et attend. Il attend qu’elle réfléchisse et qu’elle prenne conscience. Il attend qu’elle comprenne certaine chose par elle même. Il attend, parce que sa plus grande force face à Calixte c’est la patience.
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MEMBRE VALMONT
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide ∇ ELIS   Lun 20 Oct - 10:19

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Elis & Calixte



D'autres personnes à emmerder ? Ton regard se perd quelque peu dans le vide à ces mots, tu ne pensais pas que c'était comme ça entre vous. Quand est-ce que c'est devenu comme ça ? Ou si tu le sais. C'est vrai, t'es une emmerdeuse. Tu l'emmerde pour qu'il se lève, qu'il se bouge, qu'il oublie, qu'il sourit, qu'il trouve le sommeil. Tu l'emmerde pour tout un tas de raisons et aujourd'hui tu sais plus si t'en as envie, t'es fatiguée de toujours devoir attendre après lui. T'es fatiguée de l'emmerder.  « Tu fumes trop. » Souffle-tu pour seule réponse à sa remarque désagréable, t'es vraiment la plus mal placée pour lui faire ce genre de réflexion mais tu t'en moque, le droit tu le prends. S'il pense être le seul à pouvoir jouer le donneur de leçons il se trompe, la différence c'est que toi tu le fais avec moins de dédain.  « T’en as pas de marre de faire semblant des fois, faire semblant d’être heureuse, faire semblant de n’avoir rien vécu de marquant … » Tu détourne les yeux, tu ne veux pas de ses jugements, tu ne veux pas de sa belle morale et de son analyse à la con, et alors ? Être heureuse ou faire semble d'être heureuse... ou est la différence du moment que t'arrive à t'en persuader toi-même. Pourtant tu sais bien qu'il a raison. Tu es une fille perdue, une part de toi le sais tout au fond. T'as ce sentiment douloureux que t'es en dehors de ta vie, tu n’as pas l'impression d'être à ta place. Ce que tu vis ne peut pas être ton histoire, ce n'est pas ton visage, ce n'est pas toi qui pense, ce n'est pas toi qui parle. Tu n’es pas réelle, tu es derrière l'écran. Tu es dans ce corps, prisonnière de cette vie, coincée dans ce paysage, obligée de vivre autour de ces gens. Tu es dans un cinéma, et cette actrice ce n'est pas toi, tu ne contrôle pas ta vie, tu la regardes, tu la regardes te filer entre les doigts. Tu vis pour quelqu'un d'autre, cette autre toi qui t'est inconnue, cette fille que tu ne connais pas. Qui aime dans le vide, qui ne croit en rien, qui croit en tout, qui à peur de son ombre. Tout de ce qui t'entoure n'est que décor, tu veux pas croire que tu es ici, comme ça, tu veux pas croire qu'on te colle cette tête, ce corps, qu'on te dise : voilà ma petite maintenant t'es là, et tu dois vivre, tu dois combattre, te relever. Tu voudrais briser l'écran, tu voudrais prendre le contrôle et décider, recommencer, tu voudrais une autre chance. Tu voudrais choisir, mais tu n'as pas le choix. Tu dois te résoudre à cette vie, cette vie avec toi-même, faut te résoudre à t'aimer et rentrer dans ce personnage, faut jouer ton rôle. Faut fermer ta gueule et laisser Dieu se marrer, le laisser voir comment t’apprivoises cette jungle dans laquelle il  t’a envoyé. Faut qu'il voit comment vous vous détruisez. Tu voudrais voir cette vie qui tu crois est la tienne, avec plein de légèreté mais c'est au dessus de tes forces. Alors tu tentes de t’échapper de cette réalité. Alors tu tentes de jouer ton rôle avec ce costume mal taillé et ces répliques bien trop fausses, mais à quoi bon tu sais bien que tu n'auras pas l'Oscar de la plus belle vie.  « Et toi... T'en as pas marre de te torturer avec ? » Ta sale manie de répondre à une question par une autre, c'est ta façon à toi d'éluder, de te dérober. Tu ne veux pas avoir à te justifier et à entendre ses remontrances ce soir. Il pense avoir le monopole de votre relation, tu sens le poids des remords peser sur toi quand tu l'observe silencieuse revenir sur son lit, parfois tu le regarde mais tu vois autre chose. Tu ne veux pas à avoir à mettre un nom là-dessus.

Il te dit qu'il en marre, que tu es pitoyable, qu'il veut être seul. Peut-être que cette nuit tu n'as pas la force d'insister, te recroquevillant un peu plus sur toi-même tu compresse ta tête entre tes mains, resserrant la pression autour de ton crâne pour tenter de broyer cette migraine insupportable, comme si cela était possible. Mais non. Ça ne l'est pas. Tu te redresse soudainement, relevant les cheveux qui te tombent sur le visage, les poussant derrière tes épaules frêles  « Vas te faire foutre. » Te contente-tu de lui dire d'un ton calme, presque trop monotone en claquant la porte de sa chambre. Tu soupire un peu plus fort exaspérée. Ouais t’es fatiguée, t’as trop bu, trop fumé, trop baisé. T’es claquée et t’as qu’une envie rejoindre un oreiller, t’engueuler avec Elis n’était pas dans tes plans. Ou peut être que si ? Tu l’as bien cherché en tout cas. Tu files dans la salle de bain et contemples tes yeux fatigués dans le miroir, t’attrape un coton dans l’intention de nettoyer la débauche sur ton visage. Parfois tu ne le comprends pas. Il ne te comprend pas non plus. Et t'en viens à te demander pourquoi tu t'accroche autant à un mec qui vit dans le passé alors que toi t'essaye ardemment de t'en détacher.

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MessageSujet: Re: It's where my demons hide ∇ ELIS   Mar 21 Oct - 14:19




Tu fumes trop … voilà ce qu’elle lui disait. Ca le faisait rire, elle était mal placée pour lui donner des leçons. Mais à quoi bon se disputer pour ça. Fumer le faisait sortir de la réalité, et le rendait un peu plus libre de ses mouvements, de ses pensées. Il était un peu plus lui même, toute cette histoire l’avait rongé de l’intérieur, l’avait détruit à petit feu pour le laisser dans un état pitoyable. Se relever n’était pas une masse à faire, on le pensait fort, imperturbable … Mais il n’était rien sans elle. « Et toi... T'en as pas marre de te torturer avec ? » Il fronce les sourcils et porte son regard sur elle, il avait juste envie de lui en coller une à ce moment même. Elle n’était pas la fille la plus douce qu’il connaissait, la plus compatissante, mais elle était sûrement celle avec le moins de tacts. Il se releva et vint se poster devant elle. Pourquoi l’énerverait-elle comme ça ? Pourquoi cherchait-elle toujours à le faire sortir de ses gons … Calixte était la seule fille à savoir tout de lui, à connaître sa vie et pourtant elle lui plantait chaque jour un couteau profondément dans ses plaies qui n’étaient à ce jour toujours pas guéries. La relevant, il l’attrapa par les épaules et plongea son regard dans le sien. Il voulait qu’elle comprenne la douleur qu’il ressentait, il voulait qu’elle comprenne que le mettre aussi violemment face à la réalité n’était pas la plus judicieuse des solutions. « Tu crois que j’aime vivre dans le passé ? Tu crois que j’aime ne voir qu’elle entrain de me sourire lorsque je suis au plus mal ? » Il était à bout, il était au plus mal et elle ne l’aidait pas. « Mais ce qui me fait le plus mal c’est que je te vois te détruire sans rien faire, parce que je n’ai pas la force de te sauver. » Cet aveux était si douleur à dire, à avouer à cette fille, à cette amie, à cette être si fragile qui se tenait devant lui. Il la prit dans ses bras, enfouit sa tête dans le creux de son cou. Il devait baisser les armes et se rendre pour de bon.

« Laisse moi te dire une chose Calixte, tu es la personne la plus importante pour moi. » murmura-t-il. Elle devait le savoir, elle devait comprendre qu’il y avait quelqu’un pour elle enfin de compte, comme il comprenait qu’il y avait quelqu’un avec lui. « Tu devrais te changer, je prépare du café. » il doit bien être 4 heures du matin, mais il ne ressentait pas la fatigue et il avait besoin de se changer les idées. Lâchant Calixte malgré qu’il n’en ressentait pas l’envie, il déposa ses lèvres sur sa joue en souriant et se dirigea vers la cuisine. Réchauffant le café, il vint s’appuyer contre le rebord de la fenêtre qui était grande ouverte, pour fumer une énième cigarette. Elle avait peut-être raison sur le fait qu’il fumait trop …  
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MessageSujet: Re: It's where my demons hide ∇ ELIS   Ven 24 Oct - 9:46

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Elis & Calixte



Regardant ton reflet dans la glace t'enlève toute trace de ta nuit sur ton visage, l'eye-liner s'efface, le rouge aux joues aussi pourtant tu sais bien que le reste n'est pas parti. S'insinuant vicieusement dans tes veines, sous ta peau, lente décente aux enfers qui te permet de t'échapper de tout ça. De cet appart, de ce passé, de tes relations foireuses, de tes regrets sur tout un tas de trucs. Chaque jour nouveau qui se lève est un espoir vain d'aller mieux. Quel que soit le chemin que t’emprunteras, tu te casseras la gueule, et n'auras pas d'autre choix que de te relever. T'as le cœur qui pèse des tonnes, le tournis, la nausée. Même vouloir fuir semble dérisoire, les gens te rattraperont toujours, le temps aussi. Comme si t'avais des comptes à rendre. Tu vas mal et tu dois exposer ton mal être pour te justifier, expliquer pourquoi t'agis comme ça. Mais putain même toi t'en sais rien. Tu pensais que je réfléchissais assez pour être sûre de tes actes. En faite tu réfléchis trop, t'agis mal. On dit que fuir c'est être lâche. C'est choisir la facilité, pour éviter d'affronter le monde. Tu veux fuir pour éviter d'être face à tes putains de remords, fuir pour oublier cette réalité qui te déchire. Mais tu es bloquée entre quatre murs. C'est le tourbillon, t'as jamais été aussi indécise et paumée de toute ta vie. Complètement à l'ouest, tu gère plus tes sentiments. Tu sais même pas si ils sont vraiment là, tu te demande quand même parfois si t'as vraiment un cœur. Peut-être qu'à force de le renier et te dire que t'en voulais pas, tu l'as perdu.

Soupirant tu glisse le long de la baignoire, reposant sur le carrelage tu continue de te démaquiller avec ton coton quand tu vois la porte s'ouvrir, Elis apparaît dans l’embrasure, tu dis rien le regardant venir jusqu'à toi. T'as à peine le temps de réagir que déjà il t'empoigne et te relève, te redressant telle une poupée de chiffon. Tu te sens affreusement molle, et vide, et lasse. Il te parle d'elle, te confie combien ses souvenirs le font souffrir mais il n'en a pas besoin, tu ne le sais que trop. Tu le vois bien. Tous les jours. Toutes les nuits. Tu n'es pas dupe, ses insomnies elles ont commencé quand elle est partie et depuis elles ne l'ont jamais quitté, même toi t'arrive pas à l'aider. C'est ça qui te fait peur, t'es impuissante face à sa souffrance et tu te détruis en le regardant se détruire. C'est un cercle vicieux qui ne connaît pas de fin. Qui ne connaît pas de pause. Il n'arrive pas à l'oublier et toi tu ne peux plus supporter de le voir y penser sans relâche. Tu es trop franche, tu lui dis toujours les choses comme elles sont, comme tu les pense. Il ne l'admet pas, tu veux le bouger, le voir évoluer mais tu n'y parviens pas. Avec lui tu encaisse échec sur échec.  « Tu n'as pas à me sauver Elis. » Non. Ce n'est pas son rôle. Et tu ne veux pas être sauvée. Tu n'es pas une petite chose fragile qu'il doit réparer, tu n'attends pas après lui, t'as appris à vivre dans l'incertitude puisqu'au final c'est tout ce qu'il te laisse. Tes yeux ne quittent pas les siens, il peut y lire ta sincérité. Tu es maîtresse de tes choix, de tes actes, de tes pensées. L'es-tu réellement ? En tout cas tu refuse qu'il croit devoir te faire fonctionner comme il l'entend, comment pourrait-il prendre soin de toi ou de votre amitié quand il ne parvient même pas à vivre dans le présent ? T'aimerais lui dire que lui aussi. Lui aussi il est la personne la plus importante à tes yeux, que tu ferais n'importe quoi pour lui, que tu ne supporterais pas de le perdre. Mais t'y arrive pas. Tu reste immobile et interdite tandis que ses bras se serrent autour de ton corps, que son souffle chaud parcourt ta peau, y incrustant des frissons à chacune de ses respirations. Tu ferme les paupières un instant, cherchant quoi dire pour apaiser sa peine mais tu ne trouve rien. Parce que tu sais qu'il sera à jamais inconsolable. Rien ne pourra la remplacer. Pas même toi. Il te relâche bien trop tôt et s'écarte. Obéissant pour une fois docilement tu te réfugie dans ta chambre, retirant tes collants troués et ton short en cuir pour passer ta nuisette en soie. Tu détache tes cheveux les brossant durant de longues minutes, t'as l'impression d'être tétanisée. Tu te trouve drôlement lâche cette nuit.

Tu retourne le retrouver dans la cuisine, la cafetière est en marche et il est dos à toi, fumant une unième cigarette dans la brume du matin, tu le rejoins et te positionne face à lui, ta tête appuyée contre la vitre tu l'observe silencieuse avant que tes doigts graciles n'attrapent sa clope pour la porter à tes lèvres.  « Je sais très bien que je suis distante, que je suis sarcastique, je sais aussi que je peux te donner l'impression parfois que tout ça n'est pas important, que tu n'es pas important, que tu es juste de passage, je sais que je ne laisse rien paraître, je sais que parfois tu ne sais plus sur quel pied danser. Et je suis désolée... Je sais, t'aimes pas quand je m'excuse, mais je suis vraiment désolée. Je vais essayer de m'améliorer, de déverrouiller les portes, briser la glace... » Lui avoue-tu presque dans un murmure en soufflant la fumée blanche près de son visage. Tu lui rend son cancer en barre et vas t'asseoir sur la table de la cuisine un peu plus loin. Tu marque une pause laissant un silence s'installer, hésitante à continuer, le reste de drogue dans ton organisme aide à te délier la langue. Trop facilement. Si facilement...  « Mais tu dois savoir que si je suis comme ça, c'est parce que j'ai peur. J'ai l'impression d'être au bord d'un précipice, j'attends avec effroi la bourrasque de vent qui me frappera le dos et me précipitera dans le vide. J'ai peur de te perdre, j'ai peur qu'un jour tu te réveilles et que tu ne te souviennes plus pourquoi tu voulais de moi, j'ai peur de faire des faux pas, j'ai peur de dire les mauvaises choses au mauvais moment, j'ai peur de te blesser, j'ai peur de me blesser, j'ai peur que tu me fasses du mal, même sans le faire exprès. » Tu baisse les yeux sur tes mains crispées sur le tissu de ta nuisette, t'ignore ce qu'il comprend par là. S'il perçoit la même chose que toi. T'essaye juste d'être honnête.. A ta façon.

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It's where my demons hide ∇ ELIS

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