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 i don't need somebody like you ☆ giacobe.

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MEMBRE CASTELLI
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MessageSujet: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Ven 24 Oct - 22:26

I DON'T NEED SOMEBODY LIKE YOU ☆ Il y avait quelques jours déjà que j'avais eu la surprise, par forcément bonne à ce moment-là, de recevoir un sms de Giacobe. J'avais envie de dire enfin, mais le problème c'est que je n'attendais même plus de nouvelles, donc ça ne me faisait presque ni chaud, ni froid. Je m'étonnais moi-même de pouvoir dire ça aujourd'hui, alors qu'un an auparavant, ça aurait été tout le contraire. Comme quoi, les choses changent, les gens évoluent, et on se retrouve obliger de composer avec ça. Moi, je n'avais rien demandé, je n'avais jamais voulu en arriver là. Il avait fait le boulot tout seul et on pouvait dire qu'il avait mis le paquet. Le pire dans tout ça était qu'il avait jugé mieux de se barrer sans m'en avertir et sans me dire au revoir, cela va de soi, et à peine revenu, il fallait que je cours à lui. J'étais clairement en train de me demander si il se foutait de ma gueule, et si il y prenait son pied surtout. Cependant, j'avais quand même accepté de le voir parce que je voulais en finir une bonne fois pour toute pour tourner la page. Une fois que les choses seraient claires, ma tête pourrait vagabonder ailleurs, et je n'en irais que mieux. Bien que j'avais appris à vivre sans lui depuis, pas de mon plein gré bien sûr, mais j'avais avancé puisque c'est ce qu'il semblait avoir fait de son côté aussi. Je n'avais donc pas envie de paraître plus bête que lui. Il avait fait son choix, très bien. Il ne méritait pas que je m’apitoie sur mon sort, il ne me méritait pas tout court. Finalement, peut-être que je pourrais le remercier tout à l'heure. Grâce à lui, j'étais sans doute plus forte désormais, et je m'efforçais de ne plus laisser autant de détails insignifiants m'atteindre. Pour l'heure, on devait se retrouver sur le port. C'était là-bas que j'avais fini par lui donner rendez-vous. Je ne savais même pas pourquoi j'avais choisi cet endroit que j'aimais beaucoup finalement. La journée d'aujourd'hui risquait de m'en offrir de bien mauvais souvenirs. Pourtant, j'en avais eu des bons avec lui ici même. Mais ça, c'était avant. Je l'avais repéré de loin, j'étais encore capable de reconnaître sa silhouette entre mille, c'était triste. En me dirigeant vers lui, j'avais pris sur moi d'allumer une cigarette. Je ne fumais quasiment jamais, mais la situation n'était de toute façon pas habituelle, alors j'avais besoin de ça pour me détendre. « Voilà je suis venue » formulais-je, pour tout préambule. C'était tout ce que j'avais pu articuler parce que je n'avais même pas envie d'être polie. Il avait perdu mon respect ainsi qu'un tas d'autre choses quand il avait décidé de prendre la poudre d'escampette. Je le regardais fixement un long moment comme pour être sûre qu'il n'allait pas me filer entre les doigts, encore une fois. Et tout cela dans un long moment de silence. « Je te préviens, je reste pas longtemps » ajoutais-je aussitôt. J'ai mieux à faire, m'étais-je retenue d'ajouter. Si il voulait s'expliquer, il avait intérêt d'enclencher la deuxième parce que je me sentais déjà bouillir intérieurement.
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BIZUT O'CONNOR
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MessageSujet: Re: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Ven 24 Oct - 23:13

Y avais-tu pensé à ce moment, crétin, quand tu avais écrit ce mot ? Certainement pas. C'était d'ailleurs volontaire, sinon ton départ aurait été bien plus compliqué encore. Lâche. Tu n'avais jamais été autant lâche qu'à la veille de ce départ. Le regrettais-tu ? Regrettais-tu d'avoir saisi cette opportunité ? Certainement pas. Non c'était bien plus compliqué que tout ça. Tu regrettais surtout d'avoir été incapable de t'imaginer dire au revoir. Toi, oui toi qui avait cette peur bleue d'être oublié -cette peur que tu n'avais jamais reconnue devant quiconque- tu avais tout de même tout fait pour la pousser à t'oublier. Une chose est sure ça n'était pas ce que tu avais voulu et pourtant en évitant les au revoir tu savait que ça serait plus ou moins l'issue. Quoiqu'il est vrai que tu n'avais réalisé cela qu'au moment où elle t'avait insulté sur ton répondeur. Hystérique comme jamais. Tu as entendu ces premiers messages. Ces deux messages témoignant du sang de la demoiselle et après tu avais joué les sourds d'oreille. Les écouter ne t'aurait pas rendu service. Égoïste ?! Oui tu te surprenais à l'être. Quoiqu'il en soit ton cœur, ton cœur semblait vouloir avoir raison de toi à l'approche de ses retrouvailles. Revenir sans la contacter n'aurait rien d'un retour. Elle faisait partie de ta vie ici, elle faisait partie de ta vie tout court d'ailleurs bien que tu semblais pousser le monde à penser que ce n'était que du passé à tes yeux. Faux ! Un léger sourire presque pensif.. tu vins à oser dire. « Je savais que tu viendrais. » Prétentieux ! Oui tu l'étais que tu le veuilles ou non. Pourtant à cet instant tu essayais surtout de lui faire comprendre que même sans que vous le vouliez votre lien voulait cela. Si les rôles avaient été inversés, tu serais venu aussi oui ! Plein de rancune certes, mais tu serais venu.. plutôt deux fois qu'une. Que tu le veuilles ou non tu ressentais ce côté froid, glacial et ça ne te plaisait pas. Mais bon sang tu l'avais bien cherché ! Son visage, cette bouille qui t'avait tant manqué. Ces traits que tu contemplais certainement en photos durant l'année passée quand il t'arrivait de te la jouer nostalgique. Tu avais cette folle envie de lui pincer le nez, et de la serrer contre toi en lui disant à quel point elle t'avait manqué mais tu ne voulais pas la brusquer, pas après ce que tu avais fait. Tu n'avais pas peur qu'elle te repousse, tu n'as jamais eu peur de cela avec elle mais tu avais peur de la brusquer. « Oui, je comprends. C'est bon de te voir Evy. » Oui, tu te sentais bien. Ton rythme cardiaque s'était stabilisé mais restait tout de même plus élevé qu'habituellement. Et, tu perdais tes mots. Devais-tu t'excuser ?! C'était bien trop simple tu ne crois pas ? D'ailleurs tu n'arrivais pas à te dire que c'était la première chose que tu ferais comme si c'était aussi simple. Tu assumais le fait d'être parti, peut-être n'assumais-tu pas le mal que ça lui a causé, mais partir avait été ton choix. « Comment tu vas ? » Avais-tu dit en finissant par le regretter. Ce n'était jamais un 'ça va' banal que tu adressais à Evy. Tu t'étais toujours senti concerné par ses peines, ses joies, ses désillusions. C'était comme ça, vous partagiez ou du moins vous aviez partagé tellement de choses ! Mais aujourd'hui ça sonnait mal, comme si tu lui demandais comment elle se portait sans toi, ce qui n'était pas du tout le cas. Ta mâchoire se contracta comme de peur qu'elle interprète cette question de cette manière et tu t'es contenté de l'inviter du regard à.. marcher. Tu allais te sentir frustré, mais tu le savais déjà. Tu n'avais pas eu assez de culot pour imaginer la retrouver complètement, et tant mieux ! Ça prouve bien que tu restes... réaliste. Réaliste à tendance optimiste, c'est que tu étais. Il te faudra être patient, rien de plus.


Dernière édition par Giacobe Halstead le Sam 8 Nov - 15:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Sam 25 Oct - 0:19

I DON'T NEED SOMEBODY LIKE YOU ☆ Et voilà que le grand moment était finalement arrivé. Quoique ce n'était peut-être même pas le mot le plus approprié à la situation. Il valait sûrement mieux dire, le moment inattendu et redouté surtout. Je m'étais mise dans le pétrin toute seule pour le coup parce que j'aurais très bien pu lui laisser entendre un clair et catégorique non pour toute réponse. Par celle que je lui avais donné, je lui prouvais que je n'étais pas aussi ingrate que lui. Et que je n'aurais par conséquent jamais été capable de lui faire ce qu'il avait osé me faire. Je n'avais pas été tendre avec Giacobe je voulais bien l'admettre, mais il l'avait amplement mérité. La médaille de l'amitié n'était vraiment pas faîtes pour lui. Après tout ce qu'on avait traversé et vécu ensemble, je découvrais encore des facettes de sa personnalité que je n'aurais jamais soupçonné. Franchement, ça foutait la trouille. Même les années n'aident pas à faire totalement confiance aux gens finalement. Certain arrive toujours à nous surprendre négativement. La chance que j'avais eu dans mon malheur était que j'avais des amis en or, qui ne m'avait jamais lâché et qui m'avait été bien utile pour arrêter de me rendre folle pour ce que je considérais aujourd'hui comme des conneries. Il était revenu, je le savais, il me l'avait dit. Mais c'était différent de le voir vraiment, c'était bizarre de le voir en fait, après un an. J'avais comme perdu l'habitude, en prenant celle de son absence. La nicotine contenu dans le paquet de cigarettes que je m'étais forcé à acheter juste avant de venir ne m'avait pas aidé à grand chose. Je ne comprenais décidément pas les personnes accros à ce truc. J'étais encore plus sur les nerfs qu'avant, si toutefois c'était possible. Puis j'étais arrivée à la hauteur du jeune homme. C'était définitivement étrange de le voir ici. Mais ce qui n'était pas aisé de rater, c'est qu'il n'avait pas changé pour un sou. « Je suis pas venue pour toi, je suis venue pour moi » ajoutais-je aussitôt. Inutile qu'il aille s'imaginer je-ne-sais-quoi encore. C'est d'ailleurs pour ça que je n'avais pas été dans l'optique de venir au départ. Parce que j'avais appris à vivre sans lui et que je ne comptais pas, à nouveau, bousculer ma petite vie pour ses beaux yeux. C'était clair dans ma tête en partant, je réglerais l'histoire une bonne fois pour toute, rien d'autre. Il m'avait semblé utile de lui dire que je n'avais pas très longtemps à lui accorder aussi. Je préférais qu'il fasse vite pour que je puisse reprendre le cours de ma journée plus rapidement. Je me contentais de hocher la tête en comprenant qu'il était heureux de me voir. C'était un peu mal venu de sa part, mais bon. Plus rien ne me choquait aujourd'hui, j'étais préparée. J'écoutais, c'est tout. C'était déjà beaucoup me demander. Puis vint le moment où il voulu savoir comment j'allais. Je n'en revenais même pas qu'il ose me poser la question. « Comment je vais ? Tu vois, là je vais bien. Très bien même » lançais-je, essayant de garder mon calme, ce qui devenait de plus en plus difficile. Sauf que je ne voulais pas lui faire la fleur de lui montrer que quelque chose puisse encore m'atteindre. C'était vrai, j'avais repris ma vie en main depuis sa fugue. « J'espère que t'as pas trop regretté ta décision au moins. Ce qu'est cool, c'est que tu pourras pas m'en vouloir parce que je t'ai forcé à rien » m'étais-je senti obligée d'ajouter, froidement c'est sûr. Mais il fallait bien qu'il l'entende, que je n'avais toujours pas digéré la façon dont il avait choisi de s'éclipser. Même si je ne me jugeais pas plus douée que d'autre pour décider de leur destin et de leurs choix à faire, j'aurais aimé être consulté un minimum ou tout du moins prévenue. Pensez-vous, c'était bien trop simple.
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MessageSujet: Re: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Ven 31 Oct - 22:50

Qu'il était bon de la voir. C'était bête mais tu étais content qu'elle soit là, et ce, quelles que soit ses motivations. Pour toi, pour elle, pour t'insulter, cela t'importait peu. Tu te contentais de la regarder, bien que souvent ton regard dévie te laissant ainsi pensif. Tu avais su dès le début qu'elle t'en voulait amèrement. Les messages vocaux que tu avais entendus n’avaient jamais eu besoin de t'être expliqués. C'était plutôt clair. Tu t'étais clairement voilé la face en pensant qu'elle comprendrait le fait que tu puisses saisir cette opportunité, sans t'en vouloir d'être ainsi parti. Mais au fond, tu avais été égoïste en refusant de lui faire face pour des au revoir qu'il t'aurait été difficile d'approcher. Tu avais eu le temps d'y penser, d'y repenser et tu avais fait ce que tu songeais être le plus simple pour... toi. Oui lâche et égoïste. « Ecoute..j-j'ai fait ce que j'avais à faire.. » Pourquoi ? Pour remplir ton CV, découvrir d'autres horizons, et surtout pour saisir cette chance, cette opportunité presque inespéré. Cela dit encore une fois avec elle, tu t'y prenais mal en parlant. Tu disais ce que tu pensais sans trop faire gaffe à l'impact que ça pourrait avoir compte tenu de l'année passée mais tout était tellement plus compliqué. Il fallait tout peser, chaque mot, et tu n'en étais pas doué. « ... j’ai fini par encadrer le fait que j’aurais dû te prévenir autrement. » Mais tu n'arrivais pas à te dire que tu allais te justifier, pas comme ça. De toute façon, c'était fait. Tu n’avais pas su la prévenir autrement. En total déni, tu t’étais contenté de ce petit mot qui t’avait poussé à recevoir des messages plein de rancune. « .. je ne l'ai pas fait et je l'explique pas.. !   » Disais-tu comme en prévisions d'une conversation qui allait s'installer. Le tout se résumait à cela pour toi et même si c'était plus compliqué, tu ne pouvais pas mettre de mots là-dessus. Tu ne pouvais pas lui dire qu'au fond tu n'aurais jamais eu le cran de lui dire au revoir mais que pourtant tu avais osé partir très lâchement.. « Revenir sans chercher à te voir, j'aurai pas su faire.. et tu le sais. Tu devrais pas en être surprise, pas de ça. » Oui, tu reconnaissais indirectement que finalement il y avait peut-être des raisons d'être choqué de voir que tu te tirais pour un an avec un simple griffonner mais tu n'en avais pas été si conscient à ton départ, tu avais refoulé ça, à l'époque.


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MessageSujet: Re: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Sam 1 Nov - 10:50

I DON'T NEED SOMEBODY LIKE YOU ☆ Je ne savais pas vraiment pourquoi mais dès mon arrivée, je n'avais pas senti cette conversation. Ou peut-être que j'avais très vite compris que je ne serais pas capable de me maîtriser longtemps en le voyant face à moi, revenir comme si rien ne s'était passé. Certains actes ne peuvent pas s'effacer, il était clair que j'aurais énormément de mal à passer au-dessus de celui-là, si toutefois j'y arrivais et surtout, si j'avais envie d'y arriver. Pour le moment, je n'avais envie de faire aucun effort. Ces explications, qui n'en étaient même pas vraiment, je ne les trouvais pas recevables. J'étais clairement en train de me demander pourquoi j'étais venue, pourquoi j'avais décidé de m'infliger ça. Pour Giacobe, tout était parfaitement clair. Il avait fait ce qu'il avait à faire, j'en déduisais donc qu'il n'avait envisagé aucune autre solution puisque celle-ci semblait être la bonne. Je hochais la tête avant de répondre : « Ce que t'avais à faire... Mais pour qui ? Pour toi évidemment ». Il avait agi égoïstement et ça ne me surprenait même pas, quelle tristesse. « Mais t'as raison, c'est tellement plus simple quand on ne s'embarrasse pas des sentiments des gens » ajoutais-je aussitôt, en secouant la tête tellement ses méthodes me répugnaient. Je savais pertinemment qu'il me connaissait et tout aurait donc été bien plus simple si il avait eu le cran de m'en parler. Son mot n'était pas débile en soi, j'aurais compris si il avait choisi de m'en informer. Parce que jamais je ne l'aurais empêché de faire quelque chose qui puisse lui être bénéfique, même si ça devait être compliqué à gérer pour moi. Il concevait désormais qu'il aurait dû me prévenir autrement. C'est ce dernier mot qui me fit grincer des dents. « Autrement ? Me prévenir tout court n'aurait pas été un luxe. En plus, t'as même pas été foutu de me répondre quand je t'ai appelé ou même de me rappeler après les messages que je t'ai laissé » lui reprochais-je. « Qu'est-ce qui te faisait si peur que ça ? » continuais-je. Il devait forcément y avoir une explication, il ne m'avait pas habituée à ce genre de comportement. J'avais la désagréable impression qu'il avait comme choisi de couper les ponts complètement, en se barrant en Australie. « Mais avec le recul, t'as bien fait. Au moins j'ai bien compris que je ne représentais pas grand chose à tes yeux » continuais-je. Et le mieux dans tout ça était qu'il n'avait même pas un semblant de justification à me donner. Il aurait pu faire un effort, préparer quelque chose pendant toute cette année qui venait de s'écouler. Mais non, il revenait les mains dans les poches et moi je devais tout comprendre et passer à autre chose. Comme si tout lui était dû, sauf que je ne fonctionnais malheureusement pas comme ça. La suite de son discours n'était vraiment pas mal non plus, c'était à n'y rien comprendre. Il était en train de devenir une énigme sur pieds. Et je crois que c'est ce qui allait me rendre folle très rapidement. « Putain mais tu me saoules ! Tu te rends compte à quel point t'es contradictoire, tu t'en rends compte rassure-moi ? Tu peux te barrer sans me dire au revoir, mais tu peux pas revenir sans chercher à me voir. C'est quoi ton problème sérieusement ? » lançais-je, énervée par tant de conneries. Giacobe n'était tellement pas cohérent que ça me rendait dingue. « Je savais que j'aurais jamais dû venir... » terminais-je, en détournant le regard aux alentours un instant, comme pour chercher la force qui semblait me manquer pour affronter tout ça.
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MessageSujet: Re: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Sam 1 Nov - 21:39

Tu assumais la totalité, même si cela devenait de plus en plus difficile. L'avoir face à toi, c'était différent. Tu ne pouvais pas fléchir devant elle. Toi qui réfléchissais énormément, tu avais pris toutes ces décisions en silence et surtout après y avoir beaucoup trop réfléchi au point qu'un simple choix impulsif avait fini par boucler la boucle. Oui, tu étais parti parce que c'était le mieux pour toi, ou du moins tu étais parti sans lui faire face avant parce que c'était le mieux pour toi. « A quoi bon, j’étais parti, te répondre n’aurait que compliquer le tout. » Tu avais quand même eu l’occasion d’écouter les deux premiers messages et puis tu t’es ensuite promis de ne plus en écouter d’autres. Te rappeler chaque jour à quel point tu étais fautif et à quel point tu t’étais planté en pensant qu’elle ne le prendrait pas si mal t’avais été tout juste impossible. Everly n’en était peut-être pas vraiment consciente mais tu osais te dire qu’elle savait qu’elle était la seule personne qui te retenait ici, la seule que tu regretterais si tu venais à partir. Forcément, en partant tu avais été persuadé que tu la retrouverais là. Oui, tu t’étais potentiellement dit que ça n’était que l’affaire d’une année qui passerait comme un clin d’œil. Mais toi, qui au fond était conscient de tout ça, tu n’auras jamais su véritablement mettre de mots là-dessus. Si tu avais pris le risque de dire ce qu’elle représentait pour toi par le passé, l’histoire aurait été réécrite, certainement. « Tu es en colère et tu m’en veux je l’ai compris mais je ne peux pas te laisser dire des conneries pareilles. T’es la seule qui me retient ici, alors ne t’amuses pas à remettre en question tout ça. J’ai merdé et je n’ai pas fait les bons choix, ça ne va pas plus loin. » Tu n’avais pas le cran de lui faire une déclaration c’est le moins qu’on puisse dire, et puis c’était mal venu. Mais il était concevable qu’un être quel qu’il soit puisse se poser des questions après ce genre d’actes. Pendant tu ne lui avais pas véritablement montré qu’elle faisait partie entière de ta vie, ces doutes étaient légitimes. Toute cette situation n'était que le résultat de ton comportement. C'était affreux à dire mais tu étais responsable sur toute la ligne, et tu avais ce goût amère en toi, au point que quand elle te confiait qu'elle n'aurait pas jamais du venir tu observais le silence en regardant au loin. Tu n'avais pas de réponses à ses questions, d'ailleurs tu ne voulais même pas te les poser à toi-même, mais comme tu pouvais t'en douter la rancune de la brunette était difficile à encaisser, mais tu l'avais cherché.


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MessageSujet: Re: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Sam 8 Nov - 11:00

I DON'T NEED SOMEBODY LIKE YOU ☆ Giacobe avait toujours réponse à tout. Si on l'écoutait, il avait fait les meilleurs choix et je n'avais donc rien à dire. Un vulgaire bout de papier pour toutes explications, je n'avais jamais trouvé cela correct. Nous sommes des êtres humains capables de parole. Ce n'était quand même pas un monde de me dire les choses en face. De plus, ça aurait pu tout changer entre nous. Autant dire que la situation actuelle n'était pas idéale, et à mon avis, ça ne risquait pas d'aller en s'arrangeant. « Mais compliquer quoi à la fin ? C'était si dur que ça de m'expliquer ce qui se passait vraiment de vive voix ? Au final, t'as agi comme si j'existais pas » poursuivis-je, en soupirant. J'en avais vraiment marre, je ne savais même plus quoi lui dire tellement il était borné dans son idée. Il n'essayait même pas de se mettre à ma place. Jamais, il n'avait dû se demander ce que je pouvais bien penser et ressentir pendant ce temps-là. Clairement, j'avais l'impression de ne rien représenter d'important à ses yeux. Dans le cas contraire, j'aurais eu droit à un peu plus de considération ou du moins je l'espérais. Je détournais le regard quand il m'avoua que j'étais la seule qui le retenait ici. « C'était pas flagrant... » commençais-je. « Surtout que j'aurais jamais pu partir à l'autre bout de la planète sans te dire au revoir, alors excuse-moi si j'arrive pas à te comprendre » ajoutais-je aussitôt en le regardant à nouveau. Ce qu'il pouvait m'énerver. Je lui en voulais tellement que j'aurais aimé pouvoir me défouler sur lui, qu'il prenne enfin la mesure de tout ce qu'il m'avait fait endurer pendant un an. Calixte en était mon premier et meilleur témoin d'ailleurs. Mais d'un autre côté, j'avais juste envie d'aller me blottir dans ses bras et de profiter du fait qu'il soit enfin là. Sauf que j'avais bien trop de fierté et de rancune en moi pour ça. C'était bien trop facile aussi, je n'allais pas baisser les armes aussi simplement. Sur le moment, je m'en voulais aussi à moi-même d'avoir accepté ce rendez-vous. Je savais pertinemment que c'était la plus mauvaise idée de l'année, mais je l'avais quand même fait. Toute seule, je m'étais empêtrée là-dedans. Alors que j'aurais pu continuer cette vie sans lui que je m'étais efforcée de construire depuis son départ. Je venais de tout foutre en l'air, sur un coup de tête. C'était tout moi malheureusement. Je me contentais d'observer l'horizon, dans le silence le plus complet, qui régnait actuellement. Celui-ci était seulement brisé par le vent, à certain instant. « Tu m'as manqué... » avais-je murmuré, d'une voix à peine audible, toujours plongée dans ma contemplation. Ça y est, c'était dit. Depuis le début de la conversation, je me retenais et il avait fallu que ça sorte. J'avais tant de sentiments contraires à son égard que je ne savais même plus ce que je devais faire. Au final, rien ne changeait, nous avions toujours agi assez bizarrement lui et moi.
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MessageSujet: Re: i don't need somebody like you ☆ giacobe.    Sam 8 Nov - 15:27

Elle te posait les mêmes questions, de différentes manières et tu n'avais pas été foutu de lui répondre. Tu osais même te dire que tu n'en avais toi-même pas la réponse quand au fond tu savais pertinemment quelles avaient été tes pires craintes à cette période-là. Tout s'était fait si vite et tu avais ressassé mille et une fois, sur un laps de temps moindre, les doutes qui s'était présenté. Tu avais choisi la facilité à l'instant T, cette facilité qui cachait la complexité et la difficulté à court et moyen terme. C'était à toi aujourd'hui de te racheter pour que ça n'entrave pas considérablement le long terme. « Bien sur que ça l'était. Plus que tu ne le penses. » La preuve tu avais eu l'occasion de dire au revoir plus ou moins en face à d'autres. Parfois dans une manière qui t'était propre. On ne t'avait pas pris au sérieux, et tu n'avais pas cherché à convaincre de la véracité de ce départ par exemple. Mais oui, à cet instant tu cédais sans répondre à sa première question mais affirmant la difficulté d'en parler de vive voix... avec elle. Tu avais eu peur. Peur de lui dire au revoir. Peur de te faiblir en restant ici, et en laissant échapper une opportunité. Oui, parce que ça t'avait semblé possible. Rester rien pour ne pas avoir à être trop loin d'Everly. C'était difficile à reconnaître hein ? Pas qu'elle n'en vaille pas la peine, bien au contraire, mais ça n'était pas dans tes habitudes de dire ce que tu pensais, ce que tu ressentais. Cela dit tu venais de lui qu'elle était la seule à te retenir ici et tu le pensais. Fils unique, tu reniais ton père, ta mère était en Italie, et tu étais célibataire sans enfants. Il n'y avait qu'elle. Celle qui était sans que tu puisses le reconnaître ta famille, à elle seule. Tu n'avais jamais encore mis ce mot sur sa personne mais il ne serait pas étonnant qu'au fond ça soit l'image que tu te fais d'elle. Tu vins alors à compléter les paroles de la demoiselle. « ..et je n'aurais clairement pas apprécié que tu partes sans me le dire... » Rien à dire tu étais fait play sur ce coup-là. Un léger rire nerveux, presque moqueur de toi-même s'était échappé du fond de ta gorge. Tu osais dire que oui tu avais fait ce que n'aurait pas aimé qu'elle te fasse. Tu en avais été conscient tout le long, et tu arrivais à reconnaître certaines choses face à elle. Tu as toujours été toi avec elle. Rien que toi, sans artifices, ni manières ; sans protocoles, ni retenues. Ta main se glissa dans la poche de ton pantalon et regardant à l'horizon tu avais repris. « Je n'pensais pas que ça prendrait en postulant, et encore moins aussi rapidement... et encore aujourd'hui je n'sais pas si j'aurais eu le cran de partir après t'avoir fait face. » La vérité, rien que la vérité. Cela avait été la raison ou le cœur. C'était peut-être même encore plus compliqué que cela dans ta tête mais tu il ne fallait pas en parler avec elle. Tu n'osais même pas la regarder. Pourtant tu disais la vérité mais cette pudeur des sentiments, cette pudeur émotionnelle t'avait toujours suivi. Reconnaître les choses quand on est en tord et quand on a longtemps se battre pour les cacher, ça n'était pas évident. Raison pour laquelle d'ailleurs tu n'avais jamais véritablement craqué toutes ses années en lui disant que tu repensais souvent à vous, un vous plus officiel et plus sentimentalement assumé. D'ailleurs c'est fou ce que tu avais eu peur de tout cela, cette année loin d'elle. Peut-être qu'elle fêtait aujourd'hui ses dix mois de relations amoureuses avec un homme qui sait ! Tu ne voulais pas le savoir de toute façon. Tes yeux s'était reposé sur elle qu'au moment où elle vint à avouer ce que tu savais, mais ce que tu n'espérais même pas entendre de sa bouche aujourd'hui. Ton coeur aurait pu lâcher. Un peu comme soulagé. Tu t'es approché en passant ton bras autour de  son cou pour l'attirer contre toi en lui murmurant. « Ne me repousse pas, je t'en prie. » Elle pourrait, elle en avait le droit d'ailleurs mais le besoin que tu avais là maintenant de la prendre dans des bras était imminent. Tu la serrais contre toi, un peu comme si c'était la dernière fois avant un an d'absence. Une accolade que tu aurais du ou pu lui offrir avant de partir. Tu retrouvais ce parfum, cette odeur tellement unique. Damn, que tu veuilles le reconnaître ou non tu étais amoureux, tu en avais tous les symptômes. Tu l'as potentiellement toujours été.
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i don't need somebody like you ☆ giacobe.

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